• Visite du Musée de la Boissellerie à Bois d’Amont

    Souvenir d’une visite du Musée de la Boissellerie à Bois d’Amont lors d’une journée hivernale…

    MUSEE BOISSELLERIE

    # Quelques infos sur Bois d’Amont 

    Commune de Bois d’Amont (Jura): 1 650 hab.

    Altitude : 1 042m à 1 310m

    Ski alpin : domaine skiable des Rousses

    Musée de la Boissellerie : au centre bourg à côté de l’église

    MUSEE BOISSELLERIE 16

    En cette saison hivernale, nous profitons d’un beau soleil pour notre arrivée à Bois d’Amont qui est recouvert de son manteau blanc de saison.

    En face de l’église du village, au clocher original, nous entrons dans une grande maison montagnarde qui abrite le musée de la boissellerie. Nous sommes accueillis chaleureusement par notre guide locale.

    Elle nous explique que c’est une association de bénévoles qui a créé ce musée dans cette ancienne scierie qui était en ruine au moment de sa création en 1987. En effet, si la partie gauche du bâtiment (par rapport à la rivière Orbe) existait déjà, la partie droite était en ruine et complètement reconstruite.

    Lors de notre visite, nous visionnons tout d’abord un film sur les bois et l’activité de la vallée. Nous apprenons que 75% des essences des forêts du Haut Jura sont constituées d’épicéa et pas de sapin comme on le croit souvent.

    La dureté du climat fait que les arbres poussent très lentement ici (forêt du Risoux) mais sont d’une grande solidité : pour des charpentes ou des mâts de bateau ils étaient très appréciés.

    MUSEE BOISSELLERIE

    Depuis longtemps, pendant les longs hivers, les agriculteurs locaux travaillaient le bois pour le transformer en divers objet du quotidien. Les habitants de la vallée de l’Orbe se sont spécialisés dans les boîtes rondes fabriquées à partir d’épicéas.

    MUSEE BOISSELLERIE

    Par exemple, au début du XXème siècle, ils fabriquaient des cadres pour les horloges comtoises mais surtout des boîtes en bois pour conserver des aliments ou pour y ranger des chapeaux et fourrures.

    Toute la fabrication de ces boîtes, de la coupe de l’arbre jusqu’à la finition des boîtes étaient faites sur place selon une expertise pointue. Par exemple, les bois étaient coupés durant l’hiver pour que la sève soit descendue et que le transport des fûts se fasse plus facilement dans la neige en faisant glisser les troncs.

    boissellerie

    L’épicéa était coupé en fines planches puis fendu en morceaux fins. Pour pouvoir être modelé, le bois était trempé pour pouvoir faire des boîtes rondes. Ces boîtes de différentes tailles étaient par exemple utilisées par les pharmacien pour y stoker des médicaments et servir de pilulier.

    De même, lors d’une foire, la rencontre avec des fromagers normands permis d’utiliser ces petites boites rondes en épicéa pour stocker un célèbre fromage à pâte molle de Normandie ! Comme c’est d’ailleurs également le cas pour le Mont d’Or.

    Durant toute la visite, notre guide nous explique, avec une forte partie pratique, les différentes étapes de fabrication de ces boîtes d’épicéa. A l’étage inférieur, nous accédons au moulin et surtout à l’impressionnante turbine hydraulique qui permet le sciage des bois à l’étage. La machine qui date de 1902 marche toujours grâce à l’eau de la rivière : c’est impressionnant mais aussi rudement efficace !

    MUSEE BOISSELLERIE

    Musée de la Boissellerie

    Elle nous explique aussi qu’avant d’utiliser des agrafes, les boîtes étaient collées à la colle d’os réputée pour ses qualités d’assemblage.

    A l’étage supérieur, nous découvrons une salle dédiée au ski : en effet c’est un médecin local qui était allé en Scandinavie a introduit pour la première fois le ski comme mode de déplacement local en hiver.

    MUSEE BOISSELLERIE

    Musée de la Boissellerie

    Au départ, les skis, entièrement en bois, étaient utilisés par les locaux pour se déplacer l’hiver avant que cela devienne un sport et un loisir dans les années 50/60. D’ailleurs une célèbre marque de ski de Bois d’Amont fabriqua des skis dans les années 60 pour de grands champions français !

    Aujourd’hui cette fabrication locale en bois permet de produire de nombreux jouets mais aussi ustensiles de cuisine mais également des tavaillons qui permettent de protéger les façades des maisons exposées au vent et à la pluie. Après une interdiction de plusieurs dizaines d’années des tavaillons en bois (remplacées par du métal pour éviter les incendies), ceux-ci sont réutilisés aujourd’hui dans un soucis d’esthétisme et de tradition préservée.

    MUSEE BOISSELLERIE

    Le bâtiment du Musée de la Boissellerie en est d’ailleurs un bon exemple avec sa très belle réhabilitation dans les années 90.

    Après cette visite très instructive avec une guide particulièrement agréable et dynamique, nous profitons d’un petit chocolat chaud dans le centre du village avant de redescendre dans le tumulte de la ville. Avec pleins de souvenir de cette visite qui régalera petits et grands.

    -> Organisez votre itinéraire pour vous rendre au Musée de la Boissellerie 

     

     


    2 commentaires sur “Visite du Musée de la Boissellerie à Bois d’Amont


    • Lorsque mon papa a su marcher son papa lui a fait des skis avec le bois des tonneaux qu’il fabriquait d’ailleurs il l’a fait aux 10 enfants, il était menuisier-charpentier entre autres… sur le premier plateau du haut-Doubs. Bon week-end !


      • Les Gardiens de la Boissellerie

      • 22 avril 2016 à 20 h 53 min
      • Répondre

      Un grand merci à Yves, pour ses chaleureux commentaires concernant notre établissement.



    Répondre françoise la comtoise

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