• Le Saugeais, une micro-nation en Franche-Comté !

    République du Saugeais, en Franche-ComtéLe Saugeais est un pays traditionnel, de 128 km2 et 5 000 habitants, composé de onze des seize communes du canton de Montbenoît, dans le département du Doubs, à la frontière franco-suisse.

    Histoire du Saugeais :
    Au milieu du XIIe s, Landry, sire de Joux, donne jouissance d’une friche à Humbert de Scey, archevêque de Besançon. Ce dernier la fait mettre en valeur par des chanoines de Saint-Maurice-en-Valais (Suisse), qui acceptent avec eux des colons g
    risons (Suisse) et savoyards. Ils apportent avec eux leur langue et leurs traditions, puis fondent, l’abbaye bénédictine de Montbenoît (XIIe s) ainsi que onze villages (entre le XIIe et le XVIIIe s).

    Jusqu’au XIVe s, le Saugeais demeure sous l’autorité des sires de Joux, avant de passer sous celle des moines de Montbenoît, jusqu’à la Révolution. En 1947, une plaisanterie, appuyée sur la singularité et la forte identité culturelle de ce territoire, à donné naissance à une micronation factice : la République libre du Saugeais.

    La République saugète :
    La République libre du Saugeais nait, en 1947, d’une plaisanterie entre M. Georges Pourchet, aubergiste à Montbenoît, et le préfet Ottaviani, en visite officielle dans la commune.

    Ce dernier, déjeunant à l’Auberge de l’Abbaye, s’entend demander, avec humour, par son hôte, M. Pourchet : « Avez-vous un laissez-passer, Monsieur le Préfet, pour entrer dans la République du Saugeais ? ». Les explications sur la singularité culturelle du pays sauget données, M. Ottaviani, amusé, s’exclame : «Mais pour une république, il faut un président, je vous nomme Président de la République du Saugeais ». Dès lors, le pays sauget prend la forme d’une république factice, avec son président (M. Pourchet, de 1947 à 1968), sa capitale politique, Montbenoît, et sa capitale économique, Gilley.

    Blason du SaugeaisEn 1972, lors d’une kermesse en faveur de la restauration de l’abbaye, la veuve de Georges Pourchet, Gabrielle, est élue à l’applaudimètre Présidente à vie de la République libre du Saugeais, et est même reçue à l’Elysée, quelques années plus tard,  par le président français Valéry Giscard d’Estaing, avec les honneurs réservés aux chefs d’Etat. 

    Sous sa présidence, qui s’achève en 2005, avec sa mort, Mme Pourchet s’affaire à donner corps à sa petite république. Elle nomme tout d’abord un premier-ministre, un secrétaire général, deux douaniers et douze ambassadeurs. Elle adopte ensuite des emblèmes : armoiries (1973), drapeau (1981), et hymne (un chant local de 1910) ; fait éditer un timbre-poste (1987 (inutilisable) et 2010 (valable en France)), et un billet de banque (1995 (inutilisable)). Elle donne, en outre, son accord à la fondation d’une chaîne télévisée bénévole, Télé Saugeais (1978), et d’une manifestation sportive annuelle, les 24h de Montbenoît. Elle délivre, enfin, un passeport (non officiel) aux saugets, et un laissez-passer aux touristes. 

    Depuis 2005, la présidence du Saugeais est assurée par Georgette Bertin-Pourchet, fille des deux précédents.

    -> Informations pratiques
    Office de Tourisme du Canton de Montbenoît
    4 rue du val Saugeais – 25650 Montbenoît
    03.81.38.10.32 – site internet


    5 commentaires sur “Le Saugeais, une micro-nation en Franche-Comté !


    • Bonjour Julien,
      Ca fait très longtemps aussi que je rêve de découvrir cet endroit atypique… peut-être aussi longtemps que le Plateau des Mille Etangs…
      Je me le note aussi :-)
      Bien cordialement, Marité



    • Bonjour Marité. Merci de votre commentaire. Il est vrai que cet endroit est très atypique et vaut le détour, non seulement pour l’ambiance mais aussi pour le paysage et la gastronomie. Cdlt, Julien.



    • Ah la Franche-Compté, et dire que ma Grand-Mère ne me croyais pas quand je lui disais que notre région avait été une « République »


      • Bourquard

      • 10 juillet 2014 à 12 h 13 min
      • Répondre

      on reste comtois où que l’on soit



    • J’aime savoir que cette micro-nation existe. J’ai eu bossé dans une imprimerie et, est écris un article sur cette république. J’aurais aimé, j’aimerais que cette république soit officielle ! Mais, ce n’est qu’un rêve. Il n’y a qu’un Monte-Carlo …



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